Elle propose un espace d’échange téléphonique gratuit (hors frais de l’opérateur), bienveillant et confidentiel, destiné à soutenir les professionnel·le·s face aux défis du début de carrière.
Dès le 5 février, la centrale est joignable
le lundi de 17h à 19h et le vendredi de 10h à 12h
au 026 347 16 90.
Le projet lancé sous l'impulsion de l'association alumni de la Haute école de santé Fribourg bénéficie du soutien de la Haute école de santé Fribourg, de la Direction de la santé et des affaires sociales du canton de Fribourg (DSAS), de l’OrTra santé-social Fribourg et de la représentante cantonale du bureau fribourgeois d’Alliance Care.
Entre 2016 et 2018, en Suisse, environ 36% des infirmiers et infirmières de degré tertiaire âgés entre 20 et 24 ans quittaient la profession (Obsan, 2023). Selon les projections de l’observatoire suisse de la santé (2023) le taux de besoin en personnel de niveau tertiaire augmentera de 41,2% sur la période 2019-2035 dans le canton de Fribourg.
Il y a urgence de maintenir les jeunes diplômés dans la profession.
Ma motivation, portée par l'ensemble du comité de l’association Alumni HEdS-FR — composé de Charlotte Mittaz, Jessica Wey, Camille Burri et Fernando Santa— à l’origine du lancement de cette centrale, est d’améliorer la situation et de limiter autant que possible la perte de jeunes diplômé·es dans la profession. Au début de notre carrière, nous aurions eu besoin d'un tel soutien pour nous accompagner dans la transition entre le monde des études et du travail. La réalité du terrain et la pression ressentie sur la profession sont extrêmement difficiles à vivre au quotidien en tant que jeune professionnels. L'écart entre la conception du monde du travail et la réalité est important.Â
Selon l’office fédéral de la statistique, les coûts nécessaires à une formation dans une haute école en Suisse sont d’environ 16'500.- par personne et par an (Office fédéral de la statistique, 2021). Cet investissement est perdu pour environ un tiers d’infirmiers et infirmières qui quittent définitivement la profession de manière précoce (Merçay et al., 2021). La problématique engendre également des coûts indirects non négligeables tels que les heures supplémentaires et les heures de travail des intérimaires dû à l’augmentation de l’absentéisme au sein des services.