Christian Russo : ambassadeur HES au village des métiers

Christian Russo est assistant académique spécialisé blockchain. Son parcours est quelque peu atypique : CFC d'informaticien au CFPT Genève puis Bachelor à la HEG Genève en informatique de gestion et actuellement en Master à HEC Lausanne en Information Systems and Digital Innovation (ayant parallèlement travaillé en tant que technicien Microsoft 365 à l'UNIGE et comme assistant blockchain à la HEG).

Christian, qu’est-ce qui t’a motivé à devenir ambassadeur HES ?

Mon parcours en apprentissage puis à la HEG a été vraiment formateur, et je trouve dommage que plus de gens n'empruntent pas cette voie. Elle est super intéressante en alternative au cursus universitaire classique, et je voulais contribuer à la faire connaître.

Décris-nous la mission que tu as menée dernièrement au CO Aubépine à Genève durant le village des métiers le 24 avril 2026.

J'ai fait 8 présentations aux classes de 10ème de mon ancien cycle, où j'ai justement étudié de 2014 à 2017 avant de partir en CFC. C'était un retour aux sources sympa. J'ai parlé de qui j'étais à leur âge, comment j'ai choisi de partir en CFC, ce que c'est concrètement un CFC et une maturité pro, en mettant l'accent sur ce qui m'avait le plus stimulé à l'époque comme la création de jeux vidéo. J'ai aussi expliqué en quoi consiste la formation en haute école, en faisant un parallèle avec le fait de prendre du recul et d'avoir une vision d'architecte : je leur ai par exemple expliqué qu'un flux de personnes qui passe par une porte n'est pas le même selon qu'on est dans une salle de classe ou dans une salle de concert, et que c'est ce genre de réflexion qu'on apprend à avoir aussi en informatique. J'ai aussi insisté sur l'importance de comprendre les besoins des utilisateurs avant de leur proposer des solutions.

Qu’as-tu essayé de transmettre comme message aux élèves de 10e de ce cycle d’orientation ?

J'ai surtout essayé de casser trois mythes. Le premier, qu'il faut être bon en maths pour faire de l'informatique — je l'ai cassé avec un peu d'autodérision. Le deuxième, qu'on ne peut pas faire d'études universitaires après un CFC — je leur ai montré le contraire avec mon parcours via la HEG. Et le troisième, qu'on ne peut pas aller à l'uni après une voie HES alors que 90% des étudiants à l'uni viennent du collège — moi j'y suis arrivé avec une passerelle de 6 mois.

Raconte-nous quelques anecdotes ou rêves professionnels partagés par les élèves lors de ton intervention.

Honnêtement, c'est plutôt moi qui ai beaucoup parlé. Mais j'ai vite compris au fil des présentations qu'ils étaient beaucoup plus réceptifs quand je leur parlais avec un langage simple, direct, avec des mots et des métaphores accessibles. À ce moment-là, ils sont tout à fait capables de comprendre et d'interagir sur des concepts informatiques complexes — par exemple sur comment on code un jeu d'arcade. Le déclic se fait dès qu'on prend le temps de bien expliquer.

Quel est ton sentiment par rapport à la perception du CFC et des HES auprès des élèves rencontrés ?

Je pense qu'à 14-15 ans, ils n'ont pas encore le recul pour comprendre l'opportunité que ça peut représenter. Certains voient quand même la valeur d'avoir un salaire et de ne pas faire des études uniquement théoriques, d'aller dans le concret directement. Par contre, je ne suis pas sûr qu'ils pensent vraiment aux HES à ce stade — c'est un peu loin pour eux. Mais c'est utile qu'ils sachent au moins que ça existe, ne serait-ce que pour ne pas se fermer de portes plus tard, comme avec le mythe du "CFC = pas d'uni".

Selon toi, pourquoi rejoindre les ambassadeurs HES est une opportunité à ne pas manquer ?

Pour moi c'est une vraie opportunité de rencontrer des personnes qu'on ne croiserait pas autrement et de tisser des liens qui peuvent ouvrir des portes pour la suite, que ce soit pour la carrière ou autre chose.

CO de l'Aubépine
CO de l'Aubépine

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